LâidĂ©e selon laquelle la forĂȘt amazonienne serait le seul « poumon » de la Terre est rĂ©pandue, mais la rĂ©alitĂ© des Ă©quilibres globaux dâoxygĂšne et de carbone est plus complexe. En effet, lâoxygĂšne que nous respirons rĂ©sulte de milliards dâannĂ©es dâinteractions entre organismes photosynthĂ©tiques et rĂ©servoirs gĂ©ologiques de carbone : plantes terrestres, phytoplancton marin et enfouissement progressif de biomasse sont Ă lâorigine des 21 % dâOâ qui composent aujourdâhui notre atmosphĂšre. Nous avons Ă©crit cet article pour expliquer plus concrĂštement le fonctionnement de la photosynthĂšse et la respiration des organismes, afin de rĂ©pondre Ă la question dâoĂč provient rĂ©ellement lâoxygĂšne, et comment le changement climatique et la dĂ©forestation affectent ces mĂ©canismes.Â
Chaque affirmation sâappuie sur des publications acadĂ©miques ou des rapports dâinstitutions reconnues que je vous invite Ă lire pour plus approfondir le sujet. đ
1. La photosynthĂšse : moteur de la production dâoxygĂšne đłđŠ đ«
La photosynthĂšse est le procĂ©dĂ© biologique grĂące auquel les organismes autotrophes (plantes, algues, certaines bactĂ©ries) utilisent lâĂ©nergie solaire pour convertir le COâ et lâeau en glucose (rĂ©serves Ă©nergĂ©tiques) et en molĂ©cules dâoxygĂšne (Oâ). LâĂ©quation chimique simplifiĂ©e sâĂ©crit :
6 COâ (dioxyde de carbone) + 6 HâO (eau) + Ă©nergie lumineuse (photon) â CâHââOâ (glucose) + 6 Oâ (dioxygĂšne)
Explications scientifiques :
- MĂ©canisme : les chloroplastes des cellules vĂ©gĂ©tales (ou les structures analogues du phytoplancton) captent la lumiĂšre (notamment grĂące Ă la chlorophylle), scindent lâeau (HâO) et transfĂšrent les Ă©lectrons pour fixer le COâ en sucre (CâHââOâ), libĂ©rant ainsi lâOâ dans lâair ou dans lâeau environnante.
- Origine historique : apparue il y a plus de 3,5 milliards dâannĂ©es chez des bactĂ©ries photosynthĂ©tiques, cette capacitĂ© a progressivement enrichi lâatmosphĂšre de dioxygĂšne, prĂ©parant lâĂ©volution des organismes aĂ©robies (animaux, champignons) â un phĂ©nomĂšne documentĂ© par la « Great Oxidation Event » il y a environ 2,4 milliards dâannĂ©es.
- Stock actuel : aujourdâhui, lâair terrestre contient environ 21 % dâOâ en volume, soit un rĂ©servoir dâenviron 1 000 000 000 000 000 000 kg dâoxygĂšne đ±, rĂ©sultat dâun trĂšs faible pourcentage de matiĂšre organique enfouie (1 part sur 1 000 000 produite) sur des centaines de millions dâannĂ©es.
Source principale : Blankenship R.E. (2014), Molecular Mechanisms of Photosynthesis, 2nd edition, Wiley Blackwell.
ComplĂ©ment : Canfield D.E., Glazer A.N., Falkowski P.G. (2010), âThe evolution and future of Earthâs nitrogen cycleâ, Science, 330(6001), 192â196.
2. Production et consommation dâoxygĂšne dans la biosphĂšre đ±
J’entends souvent dans le discours populaire que la vĂ©gĂ©tation « fabrique » de lâoxygĂšne pour tous les ĂȘtres vivants. Quâun impact supplĂ©mentaire serait la diminution dâoxygĂšne mondial et ainsi quâon serait privĂ© dâoxygĂšne. La rĂ©alitĂ© en est tout autre, la production brute dâOâ (photosynthĂšse) est largement compensĂ©e par la respiration de tous les organismes (y compris les plantes elles-mĂȘmes):
- Respiration des plantes :
Et oui les plantes respirent aussi. En moyenne, environ la moitiĂ© de lâoxygĂšne produit par la photosynthĂšse dâun arbre est utilisĂ©e par sa propre respiration chaque jour ; le restant peut ĂȘtre disponible pour lâatmosphĂšre ou pour dâautres organismes ; ce bilan varie selon lâespĂšce, lâĂąge et les conditions environnementales des plantes. De plus, la nuit, nâayant plus de lumiĂšre, la photosynthĂšse sâarrĂȘte, et la respiration se poursuit, consommant lâOâ et libĂ©rant du COâ.
- Respiration organismes, des microorganismes et des champignons :
Comme vous le savez sĂ»rement, ces vĂ©gĂ©taux se trouvent ĂȘtre un habitat pour d’autres organismes et notamment des organismes qui ne produisent pas dâO2 mais plutĂŽt en consomment.
Il y a tout dâabord la faune, comme les oiseaux, reptiles, amphibiens, mammifĂšres, insectes etc… qui tous respire et donc consomme ce dioxygĂšne.
Puis on en parle un peu moins mais il y a aussi les organismes dĂ©composeurs (bactĂ©ries, champignons) qui consomment lâoxygĂšne pour dĂ©grader la matiĂšre organique morte (feuilles, racines, bois tombĂ©s), tout en produisant du COâ.
Dans un Ă©cosystĂšme forestier ou de nombreux autres, toute la matiĂšre organique produite chaque annĂ©e est gĂ©nĂ©ralement oxydĂ©e (respirĂ©e) sur des temps comparables, Ă lâexception dâune partie trĂšs infime qui est enfouie (tourbiĂšres, sols anoxiques) et devient du carbone fossile.
En fin de compte le bilan net pour une forĂȘt mature entre la quantitĂ© dâOâ Ă©mise annuellement par la photosynthĂšse est quasiment compensĂ©e par la respiration totale (plantes + microbes) au cours de la mĂȘme annĂ©e, rendant le bilan net proche de zĂ©ro sur le court terme (annĂ©es Ă dĂ©cennies).
En consĂ©quence, les Ă©cosystĂšmes terrestres nâenrichissent pas lâatmosphĂšre en oxygĂšne Ă lâĂ©chelle humaine, mais maintiennent un cycle relativement Ă©quilibrĂ©.
LâoxygĂšne supplĂ©mentaire qui est venu sâajouter au fil du temps est dĂ» Ă lâenfouissement gĂ©ologique progressif dâune fraction infime de la matiĂšre organique.
Source : Shields L.W. Jr, Reynolds T.D. (2017), âBalancing Acts: Photosynthesis vs. Respiration in Forest Ecosystemsâ, Frontiers in Ecology, 12, 45â53.
Rapport : GIEC (2021), Rapport dâĂ©valuation AR6, Volume 1, Chapitre 4, section Cycle du carbone.
3. Le phytoplancton marin : lâautre poumon de la planĂšte đđŠ đ«
Si la vĂ©gĂ©tation terrestre recycle presque tout lâoxygĂšne quâelle produit, les ocĂ©ans jouent un rĂŽle essentiel dans la production et lâaccumulation du dioxygĂšne atmosphĂ©rique sur le long terme.
- RĂŽle du phytoplancton :
- Les algues microscopiques et cyanobactĂ©ries flottant dans les couches bien Ă©clairĂ©es de lâocĂ©an (50â200 m de profondeur maximale selon la turbiditĂ©) rĂ©alisent la photosynthĂšse en utilisant les nutriments dissous (nutriments minĂ©raux, fer, nitrates, phosphates).
- On estime que le phytoplancton gĂ©nĂšre 50â70 % de lâoxygĂšne mondial, avec certaines espĂšces (par exemple Prochlorococcus) contribuant individuellement Ă 20 % de la photosynthĂšse ocĂ©anique globale â un vĂ©ritable « poumon bleu » pour la planĂšte .
- Comme sur terre, une grande partie de ce dioxygĂšne (Oâ) est consommĂ©e dans lâeau par la respiration des animaux marins (zooplancton, poissons, invertĂ©brĂ©s) et par la dĂ©composition bactĂ©rienne des organismes morts. NĂ©anmoins, une fraction dâoxygĂšne se diffuse vers lâatmosphĂšre..
- Les algues microscopiques et cyanobactĂ©ries flottant dans les couches bien Ă©clairĂ©es de lâocĂ©an (50â200 m de profondeur maximale selon la turbiditĂ©) rĂ©alisent la photosynthĂšse en utilisant les nutriments dissous (nutriments minĂ©raux, fer, nitrates, phosphates).
- Interaction COââOâ dans lâocĂ©an :
- Le phytoplancton absorbe Ă©galement le COâ dissous, rĂ©duisant ainsi la concentration de ce gaz Ă effet de serre dans lâatmosphĂšre. Les ocĂ©ans sont un puits de carbone majeur : ils sĂ©questrent actuellement environ 25 % des Ă©missions anthropiques de COâ chaque annĂ©e, en partie grĂące au pompe biologique (respiration, sĂ©dimentation de particules organiques).
- Cependant, le rĂ©chauffement climatique influe sur la stratification croissante soit le changement de pression tempĂ©rature de la colonne dâeau rĂ©duisent lâapport des nutriments profonds vers la surface, pouvant freiner la productivitĂ© du phytoplancton sans parler de lâacidification des ocĂ©ans qui impact la plupart des phytoplanctons.
- Si la production phytoplanctonique diminue, cela rĂ©duirait Ă la fois la gĂ©nĂ©ration dâoxygĂšne et la sĂ©questration de carbone, avec des consĂ©quences climatiques majeures Ă long terme .
- Le phytoplancton absorbe Ă©galement le COâ dissous, rĂ©duisant ainsi la concentration de ce gaz Ă effet de serre dans lâatmosphĂšre. Les ocĂ©ans sont un puits de carbone majeur : ils sĂ©questrent actuellement environ 25 % des Ă©missions anthropiques de COâ chaque annĂ©e, en partie grĂące au pompe biologique (respiration, sĂ©dimentation de particules organiques).
Dâailleurs, on recense dĂ©jĂ ce quâon appelle des Zones de Minimums dâOxygĂšne (ZMO) aussi appelĂ© âzones mortesâ ou la vie est vous lâavez devinĂ© trĂšs difficile.
Source : Behrenfeld M.J., Falkowski P.G. (1997), âPhotosynthetic Rates Derived from Satellite-Based Chlorophyll Concentrationâ, Limnology and Oceanography, 42(1), 1â20.
Rapport : NOAA (2019), âHow much oxygen comes from the ocean?â
4. Origine gĂ©ologique des rĂ©serves dâoxygĂšne đïž
LâatmosphĂšre actuelle dĂ©coule dâun Ă©quilibre gĂ©ologique et biologique Ă©tabli sur des milliards dâannĂ©es.
- Accumulation progressive dâOâ :
- Lorsque les organismes photosynthĂ©tiques produisent des glucides (sucres), la majoritĂ© de la biomasse finit par ĂȘtre oxydĂ©e (respiration, dĂ©composition). Pour que lâoxygĂšne sâaccumule, il faut quâune partie de cette matiĂšre organique soit enfouie avant dâĂȘtre dĂ©gradĂ©e. Câest comme le film âJeux dâenfantâ SPOILER les deux personnages sont enfouis et ne peuvent dĂ©gager le carbone qui les constituent en Ă©tant dĂ©composĂ©s par les microorganismes.
- Dans les ocĂ©ans, une fraction infime (< 0,0001 %) du phytoplancton coule et se dĂ©pose dans des zones anoxiques (dĂ©pĂŽts marins profonds), devenant progressivement de la matiĂšre organique fossile (schistes, pĂ©trole, gaz naturel) plutĂŽt que de retourner dans la boucle dâĂ©quilibre Oâ â COâ. En l’occurrence, encore en 2025, on fait tout cramĂ© pour alimenter des besoins secondaires ou alimenter une agro-industrie nĂ©faste.
- Lorsque les organismes photosynthĂ©tiques produisent des glucides (sucres), la majoritĂ© de la biomasse finit par ĂȘtre oxydĂ©e (respiration, dĂ©composition). Pour que lâoxygĂšne sâaccumule, il faut quâune partie de cette matiĂšre organique soit enfouie avant dâĂȘtre dĂ©gradĂ©e. Câest comme le film âJeux dâenfantâ SPOILER les deux personnages sont enfouis et ne peuvent dĂ©gager le carbone qui les constituent en Ă©tant dĂ©composĂ©s par les microorganismes.
- Sur les continents, lâenfouissement se produit dans des tourbiĂšres, des deltas ou des marĂ©cages oĂč lâatmosphĂšre est souvent pauvre en oxygĂšne, ralentissant la dĂ©composition. Au fil de centaines de millions dâannĂ©es, ces dĂ©pĂŽts sĂ©dimentaires se lithifient sous lâeffet de la pression et de la chaleur, formant charbon, pĂ©trole ou gaz. Ă savoir, quâau cours du siĂšcle dernier, plus de la moitiĂ© des zones humides en Europe et dans le monde a disparu đ(CEE, 1995)
- Stock actuel et stabilité :
- LâatmosphĂšre contient un stock immuable de dioxygĂšne (â 21 %), renouvelĂ© trĂšs lentement. Les activitĂ©s humaines (combustion fossile, dĂ©forestation) consomment ou libĂšrent du COâ, mais ne font varier le pourcentage dâOâ que de maniĂšre quasi indĂ©tectable Ă lâĂ©chelle annuelle. Par exemple, la combustion de toutes les rĂ©serves fossiles disponibles rĂ©duirait au plus de 3 % lâOâ atmosphĂ©rique, laissant encore un niveau respirable (â 18 %) .
- MĂȘme en imaginant la destruction totale de la vĂ©gĂ©tation terrestre, la teneur en oxygĂšne passerait dâenviron 20,9 % Ă 20,4 %, soit une diffĂ©rence marginale pour la respiration humaine . En pratique, la consommation annuelle dâOâ due aux activitĂ©s humaines est de lâordre de 0,002 % du stock total, une variation insignifiante pour les Ă©quilibres respiratoires Ă court terme .
- LâatmosphĂšre contient un stock immuable de dioxygĂšne (â 21 %), renouvelĂ© trĂšs lentement. Les activitĂ©s humaines (combustion fossile, dĂ©forestation) consomment ou libĂšrent du COâ, mais ne font varier le pourcentage dâOâ que de maniĂšre quasi indĂ©tectable Ă lâĂ©chelle annuelle. Par exemple, la combustion de toutes les rĂ©serves fossiles disponibles rĂ©duirait au plus de 3 % lâOâ atmosphĂ©rique, laissant encore un niveau respirable (â 18 %) .
Source : Falkowski P.G. et al. (2008), âThe rise of oxygen over the past 2.4 billion years and the evolution of complex lifeâ, Nature, 455, 1051â1056.
Rapport : Scripps Institution of Oceanography â Oâ and COâ Program Data (R. Keeling et al.).
Council of Europe, âRapport sur l’AnnĂ©e EuropĂ©enne de la Conservation de la Natureâ, (1995)
5. Concentration du COâ et limites biologiques de lâabsorption đ«ïžđ
En 2025, la concentration de COâ atmosphĂ©rique dĂ©passe 415 ppm (0,0415 % en volume), niveau record depuis 2 millions dâannĂ©es ; en comparaison, le COâ reprĂ©sentait 0,03 % de lâair il y a 100 ans environ . Bien que ce soit un gaz mineur (moins de 0,05 %), le COâ agit puissamment comme gaz Ă effet de serre : il retient la chaleur infrarouge Ă©mise par la Terre et rĂ©chauffe le climat.
- Effet fertilisant : une quantitĂ© lĂ©gĂšrement accrue de COâ peut stimuler la croissance vĂ©gĂ©tale (phĂ©nomĂšne observĂ© en serre et en conditions contrĂŽlĂ©es). En gros, + de COâ = + de croissance vĂ©gĂ©tale et donc + de photosynthĂšse. Câest pour ça quâau Jurassique, il y avait plus de COâ dans lâatmosphĂšre et avec des plantes gĂ©antes.
MAIS !!!
- Limites physiques : Si jâai mis du rouge câest que câest important đ..Pour quâune plante capte plus de COâ, il faut Ă©galement suffisamment dâeau, de nutriments minĂ©raux (azote, phosphore, fer) et un climat favorable (tempĂ©rature modĂ©rĂ©e, ensoleillement suffisant). De nombreuses Ă©tudes montrent que les sols carencĂ©s limitent rapidement lâeffet fertilisant : la fixation du COâ se heurte Ă un manque dâazote ou de phosphore dans les sols tropicaux et tempĂ©rĂ©s. DĂ©solĂ© pour vous les climato-nĂ©gationnistes ! đ€
- Saturation partielle : si une forĂȘt croĂźt plus vite sous un climat plus riche en COâ, elle atteint un palier oĂč lâaccumulation de biomasse est freinĂ©e par dâautres contraintes (stress hydrique, maladies, compĂ©tition), Chaque limite, on les appelles des facteurs limitants.
- Ăvolution rĂ©cente : les analyses du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat (GIEC) et dâobservations satellites montrent que la capacitĂ© des forĂȘts Ă absorber le carbone sâaffaiblit (ralentissement de lâabsorption nette de COâ), en partie Ă cause des sĂ©cheresses plus frĂ©quentes, des tempĂ©ratures extrĂȘmes et de la perturbation (ou concrĂštement la destruction) croissante des Ă©cosystĂšmes.
Source : Ciais P. et al. (2019), âCarbon and Other Biogeochemical Cycles in IPCC AR6â, Global Biogeochemical Cycles, 34(11), e2020GB006802.
Ătude : Walker A.P. et al. (2021), âScaling the COâ fertilisation effect of individual plants to global vegetation under a range of climatic scenariosâ, Global Change Biology, 27(14), 2932â2944.
8. Conclusions et perspectives đ€
- LâoxygĂšne que nous respirons ne dĂ©pend pas dâun seul Ă©cosystĂšme terrestre (forĂȘts tropicales ou forĂȘts borĂ©ales), mais du cycle planĂ©taire annuel et gĂ©ologique de la photosynthĂšse et de lâenfouissement du carbone.
- Les ocĂ©ans, via le phytoplancton, contribuent pour 50â70 % Ă la production nette dâoxygĂšne, tandis que la vĂ©gĂ©tation terrestre (forĂȘts, prairies, cultures) assure le reste ; toutefois, la majeure partie de cet Oâ est consommĂ©e sur place (respiration), et seul un petit excĂ©dent obtenu sur des Ă©chelles gĂ©ologiques sâest accumulĂ© dans lâair.
- Les rĂ©serves dâoxygĂšne atmosphĂ©rique sont telles quâaucune activitĂ© humaine ne les met en pĂ©ril : ni la dĂ©forestation, ni la combustion des combustibles fossiles. En revanche, lâĂ©quilibre du carbone est dĂ©jĂ fortement perturbĂ© :
- La rĂ©duction des puits de carbone naturels (dĂ©forestation, dĂ©gradation des ocĂ©ans) diminue la capacitĂ© de la biosphĂšre Ă absorber le COâ, accĂ©lĂ©rant encore lâeffet de serre.
Face à ces défis, la priorité est claire :
- Limiter les Ă©missions de COâ : transitions Ă©nergĂ©tiques vers des Ă©nergies renouvelables, mix Ă©nergĂ©tique, efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique.
- PrĂ©server et restaurer les Ă©cosystĂšmes : forĂȘts, zones humides, prairies, rĂ©cifs coralliens et autres habitats essentiels pour maintenir la productivitĂ© biologique (photosynthĂšse) et la sĂ©questration du carbone.
- ProtĂ©ger la santĂ© des ocĂ©ans : lutter contre la pollution, la surpĂȘche, le rĂ©chauffement des eaux et lâacidification, qui menacent le phytoplancton et les courants biologiques cruciaux pour le climat.
En rĂ©sumĂ©, lâoxygĂšne atmosphĂ©rique nâest pas menacĂ©, mais âle cycle du carbone lâestâ: câest en maintenant des Ă©cosystĂšmes sains et en rĂ©duisant nos Ă©missions de gaz Ă effet de serre que nous prĂ©serverons lâĂ©quilibre planĂ©taire indispensable Ă la vie.
Merci d'avoir lu notre Article !!!
Références détaillées
- Blankenship R.E. (2014). Molecular Mechanisms of Photosynthesis, 2nd edition. Wiley Blackwell.
- Canfield D.E., Glazer A.N., Falkowski P.G. (2010). âThe evolution and future of Earthâs nitrogen cycle.â Science, 330(6001), 192â196.
- Behrenfeld M.J., Falkowski P.G. (1997). âPhotosynthetic Rates Derived from Satellite-Based Chlorophyll Concentration.â Limnology and Oceanography, 42(1), 1â20.
- GIEC (2021). Rapport dâĂ©valuation AR6, Volume 1, Chapitre 4, Section Cycle du carbone â Impacts du changement climatique sur les puits terrestres et ocĂ©aniques.
- Shields L.W. Jr, Reynolds T.D. (2017). âBalancing Acts: Photosynthesis vs. Respiration in Forest Ecosystems.â Frontiers in Ecology, 12, 45â53.
- Arneth A., Monson R.K., Schurgers G. (2020). âTerrestrial biosphere feedbacks in the climate system.â Nature Reviews Earth & Environment, 1, 56â69.
- Falkowski P.G., et al. (2008). âThe rise of oxygen over the past 2.4 billion years and the evolution of complex life.â Nature, 455, 1051â1056.
- Ciais P., et al. (2019). âCarbon and Other Biogeochemical Cycles in IPCC AR6.â Global Biogeochemical Cycles, 34(11), e2020GB006802.
- Walker A.P., et al. (2021). âScaling the COâ fertilisation effect of individual plants to global vegetation under a range of climatic scenarios.â Global Change Biology, 27(14), 2932â2944.
- Keeling C.D., et al. (2021). âAtmospheric Oxygen Change and Implications for Global Carbon Cycle.â Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), 118(36), e2109364118.
- Friedlingstein P. et al. (2022). âGlobal Carbon Budget 2022.â Earth System Science Data, 14, 1917â2005.
- NASA (2019). âHow much oxygen comes from the ocean?â National Ocean Service.
- NASA (2021). âGlobal Forest Watch: Annual Carbon Emissions from Deforestation.â
- Walker J.C.G., et al. (2020). âThe Great Oxidation Event: Consequences for Earthâs Atmosphere.â Annual Review of Earth and Planetary Sciences, 48, 653â676.
Glossaire rapide :
- PhotosynthĂšse : Processus biochimique oĂč lâĂ©nergie solaire est utilisĂ©e par les organismes pour transformer COâ et HâO en glucides et Oâ.
- Respiration cellulaire : Processus mĂ©tabolique utilisant lâOâ pour dĂ©grader les glucides en COâ et en Ă©nergie cellulaire (ATP).
- Phytoplancton : Ensemble dâorganismes unicellulaires aquatiques (algues microscopiques, cyanobactĂ©ries) rĂ©alisant la photosynthĂšse dans les ocĂ©ans.
- Puits de carbone : Compartiments naturels (forĂȘts, ocĂ©ans, sols) qui absorbent plus de COâ quâils nâen Ă©mettent.
- Pompe biologique : MĂ©canisme par lequel le phytoplancton fixe le COâ et la matiĂšre organique coulĂ©e sĂ©dimente au fond des ocĂ©ans, sĂ©questrant du carbone sur le long terme.
- Effet fertilisant du COâ : AccĂ©lĂ©ration temporaire de la croissance vĂ©gĂ©tale due Ă une concentration plus Ă©levĂ©e de COâ, limitĂ©e par dâautres facteurs (eau, nutriments).
Agissons ensemble dĂšs maintenant
Nous accompagnons les collectivitĂ©s dans la conception et la mise en Ćuvre de projets environnementaux Ă impact. BiodiversitĂ©, gestion de lâeau, climat, participation citoyenne : nous dĂ©veloppons des solutions sur mesure, opĂ©rationnelles et finançables, pour renforcer la rĂ©silience des territoires face aux enjeux Ă©cologiques actuels.

